30.4.08

Funny Games

Un rude divertissement. 
Funny Games US de Michael Haneke. Apparemment un peu plus soft que la version autrichienne, ouf! 
Je reste pourtant traumatisée. C'est la première fois que je me demande si les acteurs sont toujours vivants.

Sidi-Larbi Cherkaoui et Akram Khan sont dans un bâteau

Ils tombent tous les deux à l'eau... Mais Akram Khan se cogne avant de se noyer.

Sacred monsters de Akram Khan avec Sylvie Guillem.
Deux monstres sacrés de la danse qui se la racontent un peu trop au Théâtre des Champs Elysées prout prout ma chère.
Un peu de danse, beaucoup de blabla, quelques jolies choses, mais globalement trop de bruit pour rien. C'est mouuuuuuu et un peu spirituel en plus (mais Sylvie Guillem fait bien Shiva!).



Origine de Sidi-Larbi Cherkaoui {Celui qui m'a fait découvrir la danse et ses merveilles}.
Ici, un joli quatuor mixte représentant les quatre coins du monde de par leurs origines, du Nord au Sud. Des chants médiévaux revus à l'oriental, magnifiques. Un chouette manteau de fourrure frénétiquement utilisé. Un joli passage où le Japonais, Kazutomi Kozuki,  joue à l'homme-objet invisible duquel découlent les mouvements de la danseuse-contorsionniste, Shawn Mothupi, tout en fluidité et ubiquité. Une romance des gestes quotidiens. Mais le tout trop éparpillé et anecdotique. là encore je reste sur ma fin. 
Angry very angry, but still hungry.

24.4.08

George Rousse, le photographe magicien

Une expo à voir tout de suite! 
George Rousse à la Maison Européenne de la Photo.
Photographe hors-norme créant des installations éphémères dans des lieux souvent voués à être détruits qu'il prend ensuite en photo. Non ce ne sont pas  des constructions numériques, mais des "immortalisations" d'effets d'optique qu'il a su re-créer dans le réel. Que des grands formats à voir de loin comme de près, parce que la réponse est dans la photo... Tout est réfléchi, les couleurs, la lumière, autant que les lieux et paysages choisis et l'angle de vue. C'est beau, mais attention ça peut provoquer des attaques mentales! Putain une croix blanche en lévitation dans un entrepôt, un cercle de feu qui tient debout sur le parvis d'un temple, etc, etc. 
La magie est partout! oui oui. Tout est une question de point de vue.

16.4.08

I believe in Preljocaj

Chose promise chose due. Voilà le bilan Angelin Preljocaj 2008.
En l'espace de 2 mois, j'ai pu assister à 3 soirées orchestrées par l'un des plus géniaux des chorégraphes contemporains de la sphère mondiale.
Tout est bon dans le ballet Preljocaj, rien à redire, RIEN. 
C'est calé au centimètre près, avec des danseurs parfaitement professionnels, jusqu'au bout de la pointe. C'est décalé aussi, ça se la joue pas, c'est folklorique, acrobatique parfois, mais toujours gracieux, rythmé, harmonieux. Il tente tout et réussit à chaque coup, pas un spectacle qui se ressemble. Même dans ses choix de musique, classique ou contemporaine, il arrive à faire des trucs pas possibles... 
Dans Eldorado (vu au Théâtre de la Ville le 28 février dernier), par exemple, il a choisi d'illustrer sa chorégraphie par du Stockausen (quasi inaudible si on l'écoute chez soi surtout si on se sent un peu contracté); ça dure une heure quand même! 
Et pourtant on l'atteint ce foutu pays doré, guidés par des shiny happy people qui, bien qu'ils dansent en slip kangourou, ressemblent à des genres de dieux grecs. En duo, en trio, tous ensemble, en arabesques et en sauts de chamois élancés, ils sont tous tout le temps synchronisés, ils tremblent jamais, ça fout des frissons et c'est surtout magnifique.

Ensuite il y a eu Les 4 saisons aussi. Vu au Théâtre du Châtelet dans le cadre d'une soirée en faveur d'AIDS le 27 mars dernier. 
pffffffwwouaaaaaah. 
La perfection faite danse sur Vivaldi en plus. ça a un goût de barbe à papa, c'est coloré, déguisé, acidulé. ça pourrait faire penser à du Découflé mais en mille fois plus subtil et la mégalomanie en moins. C'est fou, juste ce qu'il faut. Ils font même un numéro de cordes à sauter, trop chouette. Quand des danseurs sautent à la corde, c'est léger et dérisoire à la fois, pointes tendues et mains virevoltantes, c'est comme s'ils se moquaient d'eux-mêmes tout en ayant la classe suprême naturellement.

Et puis ce soir, au CND, j'ai revu Annonciation (déjà en première partie de Eldorado, avec Centaures, un duo masculin impressionnant de précision, mythologique, mythique, je crois en Preljocaj). Comme son nom l'indique, le thème est clair. Alternance de musique classique (Magnificat de Vivaldi; encore lui, religieusement vôtre, c'est sublime) et de musique électroacoustique (Crystal Music de Stéphane Roy) qui claque sa mère!!! c'est 2001 L'Odyssée de l'espace. Deux femmes, une danse puissante, aussi douce que rude. L'Annonciatrice arrive à pas de loup, puis d'un coup ses mouvements se font secs, carrés, tendus, violents, musique aux rythmes électriques et court-circuités, elle se déplace comme la Mort vers sa proie, précise, directe, envoûtante, irréelle. Je voudrais danser comme ça dans ma prochaine vie. Elle vise le ventre de Marie en gestes doux. Elles sont aimantées, c'est tragique. Attraction et rejet, l'une épuise l'énergie de l'autre, et s'en va froidement. Plus didactique que n'importe quelle messe, en plus d'être beau.

La pièce qui suit, Larmes Blanches, a seulement 2 ans de moins que moi. En témoigne le look très eighties des 4 danseurs===== 2 femmes, 2 hommes en chemise à jabot et pantalon de cuir pour une chorégraphie saccadée de pantins déguisés en torédaors qui tentent de se séduire sur un air de clavecin. ça paraît ptetr pas comme ça mais c'est super class! Et même pendant le silence des premières minutes, tout est calé, synchronisé, parfaitement précis. c'est majestueux! (jvais commencer à être à court d'adjectifs...).

Et enfin Noces, ballet de 1989, qui fait état d'un des autres thèmes récurrents d'Angelin Preljocaj, en plus de la myhtologie et de la religion, c'est l'amour et la séduction. C'est de là que vient la danse non??  Six couples, des robes de mariée, des bancs, un joli bazar (organisé toujours) qui tournoie dans tous les sens. On se courtise, on se repousse pour mieux se rejeter dans les bras l'un de l'autre, on se trompe, on s'embrasse, tendresse et hésitations, possessivité et ivresse, c'est la danse de l'amour, la parade nuptiale concave-convexe, forte de sensations, toute en susceptibilité. C'est folklorique, joyeux et triste, comme un film d'Emir Kusturica.
Je retiens le "jet de femmes". Du haut des bancs, elles se jettent l'une après l'autre dans les bras de leurs hommes qui les rattrapent de justesse pour finalement les laisser rouler par terre loin d'eux. Ils auront essayé!

13.4.08

Thee Silver Mt Zion & Tra-la-la band orchestra - La Maroquinerie

ou comment avoir des frissons et les larmes aux yeux dans une salle où il fait 30 degrés et sans même avoir de la fièvre.
Voilà une des raisons qui me poussent vers Montréal... les cordes et les chœurs des sept Canadiens de Silver mt Zion. 
Première partie : Berg sans Nipple, une batterie, un sample / boîte à rythmes, un peu de chant, ça percussionne efficacement, ça pulse les entrailles.


http://www.tra-la-la-band.com/

http://www.myspace.com/thebergsansnipple

11.4.08

Oh yes it's Jeudi's night...

Depuis le temps que j'attendais ça... des Jeudi's circastiques.... 
Les étudiants de l'Ecole de cirque de Rosny-sous-bois ont retourné le Centre Pompidou jeudi soir.
Pour les chanceux avertis ou les passants hasardeux, le spectacle commençait une demi-heure plus tôt sur le parvis de Beaubourg... Une chouette troupe d'ahuris en manteau trop grand accueillait le public en gesticulant, en escaladant la façade du Musée, en se portant, en filant sur le fil, en sauts périlleux à la bascule (autrement appelée 'tape-cul') et en corde volante!! 
Belle entrée chaotique. Ya de la technique mais ya aussi de la présence. Ceux-là c'est des bons, des vrais, ils ont de la gueule et j'espère de l'avenir. 
Le reste à l'intérieur du Musée, beaucoup de monde, ambiance festival on passe d'une salle, d'un étage à l'autre, à ce qui paraît on ne court pas dans les musées...., nous si! 
Il y a un "ouf" (c'est écrit sur son costume) qui se promène avec un trombone en poussant des chuintements cuivrés, et puis un autre qui indique la voie vers les performances (c'est toujours un peu la chasse au trésor les Jeudi's) avec ses cymbales et son look de groom playmobil. 

Nos apprentis circassiens osent, danses acrobatiques, déplacements brusques et maîtrisés, portés emportés, l'un d'eux joue l'homme ivre pendant les 2 heures et se plante à un centimètre d'une toile de Jackson Pollock (l'inventeur de l'action painting, à savoir des jets de peinture sur une toile, ici interprétés par des jets de corps sur le parquet) pour faire sa performance, un autre équilibriste se promène nonchalamment sous l'avion en osier de Cai Guo-Qiang, etc. 
Le suspense est là, quel cirque... 



Et ces quatre autre dans la salle 9, toujours cette salle 9 (le meilleur des terrains de jeu du Musée à cause de ses deux encadrures de porte sans porte)... ils se regardent, se fuient, se frappent, se serrent, se portent dans l'encadrure de la porte sans porte, ils se marrent et nous aussi. Et puis le final... c'est du grand n'importe quoi, une sorte de bal de fous heureux sur fond de musique tzigane. Un vrai bonheeeeeeeeeeeuuuuuuur! 

10.4.08

Exit










Chronologie défaillante. le temps manque. Je ne suis pas à jour, c'est un drame, j'ai oublié de parler du Festival Exit à Créteil, soirée du 1er avril, c'est pas une blague.
Quelques photos en attendant que je rattrape le temps qui passe trop vite.


8.4.08

carte blanche à Nosfell + Tender forever - Festival Chorus

Quelle soirée! ça y est 2008 se réveille enfin... Let the sun shine in, ouais ouais° 
Et ça se passe dans les "préfab' " de la Défense, et je suis invitée!!! Big up à Lucie!

En première partie une gringalette sur scène qui prévient d'entrée qu'elle est toute seule... avec ses machines... et sa voix wwouah! Incroyable. Elle, c'est Mélanie alias Tender Forever. Du Cocorosie / Cat Power version française (paroles en anglais quand même ça fait mieux) mais pas moins inspirée, et une boîte à rythmes surpuissante top class (pas celle toute pourrie des The Kills, voir plus bas) ambiance néo-pop electronica, à la The Knife ou Architecture in Helsinki (c'est le clip avec les marionnettes), enfin vous voyez ske jveux dire, tanpis sinon héhé. En tout cas, elle fait tout toute seule la ptite! Et elle fait aussi des reprises de tubes varièt' au youkoulélé... eh bah nan c'est pas marrant, c'est pas kitsch une reprise de Cher au youkoulélé par Tender Forever, c'est beau, ça ferait presque chialer. Et puis elle est amoureuse de Beyoncé (bon là si vous connaissez pas c'est que vous vivez dans un grotte, ou bien que vous êtes nés avant 1978.. mais en soit c'est pas très grave) et lui dédicace un morceau illustré par un chouette diaporama, projeté en toile de fond, où on peut apprécier un photomontage chiadé de Beyoncé aux côtés de Mélanie. ça c'est marrant! Elle dit qu'on la décrit comme une punk attachante mais folle. Elle a des invités aussi, tout en restant seule... c'est la magie de la technique moderne : un ordi, un projecteur qui diffuse une vidéo de gens qui dansent ou qui font de la batterie, et le tour est joué. ça aussi c'est marrant! En bref c'est frais, c'est pro, c'est impressionnant, c'est "soft and hardcore" c'est Tender Forever. Et moi jdevrais me lancer dans la création de slogans pour les produits laitiers.
go check this http://www.myspace.com/tenderforever

Bon et en fait, si je me trouvais là ce soir, c'était d'abord pour voir la découverte française de ces 5 dernières années, Nosfell.
Vu en mars 2005 à la Guinguette Pirate pour la première fois (je parle pour moi en tout cas.. parce que en 2005 ça faisait déjà un bon moment qu'il sillonnait tous les festivals de France et d'ailleurs). Venu d'un pays sorti de sa tête, Klokochazia, il a créé un langage de toutes pièces, leKlokobetz. Il chante donc en anglais beaucoup, en français rarement et en Klokobetz la plupart du temps.  Sinon en vrai il est né à St Ouen, my homeland!!
Avant il ponctuait chacune de ses chansons en nous expliquant les origines de son monde imaginaire. Aujourd'hui il se contente de raconter des anecdotes sur son île mystérieuse sans rentrer dans les détails. Mais la magie est toujours là. 
Nosfell a grandi, et maintenant il fait du rock progressif!!! Un mélange de sobre, de beau, de saturé, d'improvisé, ça sonnerait presque (mais faut pas abuser quand même) comme du Godspeed dopé au Lightning Bolt (bon là maman tu peux pas connaître). Il parle moins de son monde mais nous y fait rentrer. Putain c'est pas marrant ske j'écris... Mais c'est parce que c'est trop beau. Et puis il danse, comme un animal, un Iggy Pop tatoué, moins drogué, mais complètement trippé, tout fluide, tout ça. Il fait du beat box avec sa bouche, sa voix va de haut en bas, il grogne, siffle, soufflote, crie. Il sait reproduire le tonnerre qui gronde et le son de la goutte d'eau qui tombe dans un lac profond. Quand il utilise pas sa guitare il en fait retomber le manche vers le sol et l'entoure de sa jambe, comme s'il était perché dessus. Et là on aperçoit ses doigts de pied nu qui gigotent et se gondolent sur le rythme de ses chansons. Il est accompagné d'un violoncelliste, Pierre Lebourgeois, qui doit lire dans ses pensées tellement ils sont calés ensemble, rythmes et blues... ça fait frissonner. Et pour l'occasion (les 20 ans du festival Chorus), ils ont invité 5 autres musiciens pour un concert inédit et interminablement magnifique. Merci.

go check this too http://www.nosfell.com/

31.3.08

Un week-end à Brussels

OUADELSSE??
plein de choses, alors je vais plutôt faire un roman photo___
Le 21 mars, balai de ballets à l'entracte du spectacle D'un soir un jour de Anna-Teresa de Keersmaeker au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles. Décor froid très beau : juste une grille de néons suspendue au centre de la scène. Dans la première partie, magnifique "faune" de Debussy aux muscles saillants se roulant dans le sable sauvagement, comme un animal autiste désespéré, rêvant rêvant clopi clopant. 
Charmant remake de Blow-up d'Antonioni dans la deuxième partie avec diffusion de l'extrait du film où les mimes jouent au tennis.


Le lendemain 22 mars, toujours à Brussels-city of mussels, on assiste aux Performances de printemps des danseurs de l'école P.A.R.T.S., une série de 8 duos créés par les élèves. Certains sortent du lot, d'autres m'endorment, mais le niveau est bon. Je retiens cette vue sur le duo au brocolis, vivant et drôle (Mikko Hyvönen & Anaïs Van Eycken). Mais on a aussi beaucoup aimé le premier duo, aux anecdotes simples et dansées en cœur de Gilad Ben Ari & Sarah Beth Percival, et aussi le duo crié/attaché des deux Suédois, Salka Ardal Rosengren & Ludvig Daae; et puis le dernier, celui des deux jeunes filles en noir et dansant en miroir et arabesques rythmées (Stav Yeini & Elisa Yvelin).

Le soir, même date même ville, au Théâtre Varia, Le Roi du plagiat de Jan Fabre. Décor royal, étoiles dorées sur fond bleu, un genre de laboratoire hors du temps avec des pierres dans des bocaux en arrière plan. Chouette spectacle au final... même si j'ai préféré dormir pendant la première demi-heure quand je me suis aperçue que oh, nom d'un chamois du Jura, ce n'était pas de la danse mais bien un monologue d'1 heure et demi. Ouais un seul type sur scène, tout du long, qui se prend pour un ange qui veut imiter les hommes et atteindre la perfection en collectionnant des pierres volcaniques en forme de cerveau ; heureusement que j'étais pas au courant avant d'y aller héhé... mais aaaaah qu'il est fort ce Dirk Roofthooft, en plus d'avoir un nom trop cool! Parce qu'on s'est quand même bien marrés! comique de répétition, absurdités scientifiques, jeux de mots improvisés et impressionnant lâché de pierres chutant du ciel à la fin (bravo la technique ¨-*), on s'est pas ennuyés.
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Lundi 24 mars, The Kills à l'Ancienne Belgique. Bon.... euh... Donc ils sont deux, ils ont deux micros et une guitare... et une boîte à rythmes. La loose! Joli jeu de scène, très faaaaashieeeuuuuun, ambiance ambiance rockstar in the place. J'ai pas réussi à fair bouger mon body plus haut que mes genoux, disons que c'était sympathique mais que ça sentait pas assez la sueur.. mais où est le batteur??? ah oui c'est vrai.
Par contre une première partie du tonnerre de Dieu (j'ai des parts dans la vente de leur album, et aussi... naaaannn, j'allais faire une mauvaise blague sur Dieu) : The Germans. Comme son nom l'indique ce sont des Belges qui chantent en anglais (haah). Carré, gros son, dans la vibe du rock qui bouge ton corps (aaah ouf), moi j'aime. Vous pouvez les écouter là http://www.thegermans.be/

Ok et puis sinon j'ai vu EELS, duo de vieux bien conservés, chouette musique, chouette ambiance, sur le pass-backstage yavait une photo de Wham! 

jmarrête là.
Parce que jeudi dernier j'ai vu Les Quatre Saisons d'Angelin Preljocaj...

26.3.08

Un livre à ne pas manquer!

Oula, trop de temps à rattraper... 
Pour ce soir je commencerai soft en parlant juste d'une expo que vous avez sûrement manquée (puisqu'elle se terminait le 22 mars)... et vous avez bien fait! Robert Esterman à la galerie du Jour Agnès b. (bel espace soit dit en passant) avec son expo New Sundays, ou l'art contemporain comme on l'aime, épuré, purée. Dans le communiqué de presse, il dit que ses travaux "interprètent les nuages, des alphabets quasi-classiques, puis de nouveau les nuages"... trop coooool! Pas d'autre explication, à part si vous aviez envie de vous plonger dans la lecture du (gros) livre sur son travail, au choix en allemand (il est suisse) ou en anglais, j'ai essayé mais j'ai pas compris! C'est ce qu'on dit en général quand on n'aime pas mais qu'on veut rester poli: "j'ai pas compris".
Seulement les autres visiteurs qui m'avaient précédée ont semble-t-il préféré la cruauté pour témoigner de leur incompréhension. Pour faire court, le livre d'or était la véritable œuvre qui vaille le détour dans tout cet amas de traits sur papier brillant. Ils se sont lachés les cocos! Les pages blanches étaient remplies de mots bien sentis et de dessins très parlants. Certains essayaient de retenir leur agacement en parlant simplement de foutage de gueule. D'autres se montraient plus créatifs en ajoutant une petite bite avec des ailes à côté de leur texte. c'était très joli, drôle et d'une grande fraîcheur. J'ai voulu prendre une photo du livre mais je n'ai pas osé. est-ce normal de préférer le livre d'or à l'expo?

À venir : Anna-Teresa de Keersmaeker, PARTS, Jan Fabre, The Germans, The Kills,
tout ça sous la neige de Bruxelles pendant le week-end de Pâques.