31.3.08

Un week-end à Brussels

OUADELSSE??
plein de choses, alors je vais plutôt faire un roman photo___
Le 21 mars, balai de ballets à l'entracte du spectacle D'un soir un jour de Anna-Teresa de Keersmaeker au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles. Décor froid très beau : juste une grille de néons suspendue au centre de la scène. Dans la première partie, magnifique "faune" de Debussy aux muscles saillants se roulant dans le sable sauvagement, comme un animal autiste désespéré, rêvant rêvant clopi clopant. 
Charmant remake de Blow-up d'Antonioni dans la deuxième partie avec diffusion de l'extrait du film où les mimes jouent au tennis.


Le lendemain 22 mars, toujours à Brussels-city of mussels, on assiste aux Performances de printemps des danseurs de l'école P.A.R.T.S., une série de 8 duos créés par les élèves. Certains sortent du lot, d'autres m'endorment, mais le niveau est bon. Je retiens cette vue sur le duo au brocolis, vivant et drôle (Mikko Hyvönen & Anaïs Van Eycken). Mais on a aussi beaucoup aimé le premier duo, aux anecdotes simples et dansées en cœur de Gilad Ben Ari & Sarah Beth Percival, et aussi le duo crié/attaché des deux Suédois, Salka Ardal Rosengren & Ludvig Daae; et puis le dernier, celui des deux jeunes filles en noir et dansant en miroir et arabesques rythmées (Stav Yeini & Elisa Yvelin).

Le soir, même date même ville, au Théâtre Varia, Le Roi du plagiat de Jan Fabre. Décor royal, étoiles dorées sur fond bleu, un genre de laboratoire hors du temps avec des pierres dans des bocaux en arrière plan. Chouette spectacle au final... même si j'ai préféré dormir pendant la première demi-heure quand je me suis aperçue que oh, nom d'un chamois du Jura, ce n'était pas de la danse mais bien un monologue d'1 heure et demi. Ouais un seul type sur scène, tout du long, qui se prend pour un ange qui veut imiter les hommes et atteindre la perfection en collectionnant des pierres volcaniques en forme de cerveau ; heureusement que j'étais pas au courant avant d'y aller héhé... mais aaaaah qu'il est fort ce Dirk Roofthooft, en plus d'avoir un nom trop cool! Parce qu'on s'est quand même bien marrés! comique de répétition, absurdités scientifiques, jeux de mots improvisés et impressionnant lâché de pierres chutant du ciel à la fin (bravo la technique ¨-*), on s'est pas ennuyés.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------Lendemain repos.
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Lundi 24 mars, The Kills à l'Ancienne Belgique. Bon.... euh... Donc ils sont deux, ils ont deux micros et une guitare... et une boîte à rythmes. La loose! Joli jeu de scène, très faaaaashieeeuuuuun, ambiance ambiance rockstar in the place. J'ai pas réussi à fair bouger mon body plus haut que mes genoux, disons que c'était sympathique mais que ça sentait pas assez la sueur.. mais où est le batteur??? ah oui c'est vrai.
Par contre une première partie du tonnerre de Dieu (j'ai des parts dans la vente de leur album, et aussi... naaaannn, j'allais faire une mauvaise blague sur Dieu) : The Germans. Comme son nom l'indique ce sont des Belges qui chantent en anglais (haah). Carré, gros son, dans la vibe du rock qui bouge ton corps (aaah ouf), moi j'aime. Vous pouvez les écouter là http://www.thegermans.be/

Ok et puis sinon j'ai vu EELS, duo de vieux bien conservés, chouette musique, chouette ambiance, sur le pass-backstage yavait une photo de Wham! 

jmarrête là.
Parce que jeudi dernier j'ai vu Les Quatre Saisons d'Angelin Preljocaj...

26.3.08

Un livre à ne pas manquer!

Oula, trop de temps à rattraper... 
Pour ce soir je commencerai soft en parlant juste d'une expo que vous avez sûrement manquée (puisqu'elle se terminait le 22 mars)... et vous avez bien fait! Robert Esterman à la galerie du Jour Agnès b. (bel espace soit dit en passant) avec son expo New Sundays, ou l'art contemporain comme on l'aime, épuré, purée. Dans le communiqué de presse, il dit que ses travaux "interprètent les nuages, des alphabets quasi-classiques, puis de nouveau les nuages"... trop coooool! Pas d'autre explication, à part si vous aviez envie de vous plonger dans la lecture du (gros) livre sur son travail, au choix en allemand (il est suisse) ou en anglais, j'ai essayé mais j'ai pas compris! C'est ce qu'on dit en général quand on n'aime pas mais qu'on veut rester poli: "j'ai pas compris".
Seulement les autres visiteurs qui m'avaient précédée ont semble-t-il préféré la cruauté pour témoigner de leur incompréhension. Pour faire court, le livre d'or était la véritable œuvre qui vaille le détour dans tout cet amas de traits sur papier brillant. Ils se sont lachés les cocos! Les pages blanches étaient remplies de mots bien sentis et de dessins très parlants. Certains essayaient de retenir leur agacement en parlant simplement de foutage de gueule. D'autres se montraient plus créatifs en ajoutant une petite bite avec des ailes à côté de leur texte. c'était très joli, drôle et d'une grande fraîcheur. J'ai voulu prendre une photo du livre mais je n'ai pas osé. est-ce normal de préférer le livre d'or à l'expo?

À venir : Anna-Teresa de Keersmaeker, PARTS, Jan Fabre, The Germans, The Kills,
tout ça sous la neige de Bruxelles pendant le week-end de Pâques.

17.3.08

Les Jeudi's au son de la Hongrie, et le reste...

J'allais oublier de parler des Jeudi's au Centre Pompidou jeudi dernier!!
Les étudiants de l'Université de musique Franz Liszt à Budapest (apparemment LA plus importante école de musique hongroise... de Hongrie; mais en existe-t-il d'autres dans le reste du monde?? pourrait-on se demander si nous étions cyniques, mais nous ne le sommes point... petite digression sur le fait qu'il est parfois agréable d'employer la première personne du pluriel pour parler de soi.. bref) venaient faire des performances autour des œuvres de la collection permanente du Musée. 
Pour info, les Jeudi's ça se passe une fois par mois de février à mai, et nous ne lésinerons pas sur les compliments pour dire combien c'est fantastique de voir ce genre d'événements présentés dans une institution comme le Centre Pomp-pomp, bref nous en sommes totalement fondu(e)s, fana, addict! 
Le mois dernier c'était les élèves de l'Ecole internationale de théâtre Jacques Lecoq: beaucoup de monde pour assister à des performances très inspirées, poétiques, survoltées et drôles en plus.

Jeudi 13 mars, les performances étaient moins visuelles mais pas moins inspirées. La musique était partout dans chaque recoin du Musée. Jazz, folklorique, classique, improvisée, un beau panorama sonore qui servait beaucoup plus aux œuvres que d'habitude; si ce n'est peut-être dans la salle 9 du Musée où l'attention était irrémédiablement captée par la présence du magnifique et imposant Steinway qui y trônait en plein milieu, plutôt que par les tableaux cubistes bariolés de Fernand Léger en arrière fond... C'est sûrement une question de goût. Ceci dit c'est vrai qu'en général le spectacle l'emporte sur les tableaux (et les chaises) exposés alors que là ce petit air de Satie se mariait si bien avec les peintures de Miro qu'on regardait, du coup, d'un autre œil.
Bref soyez-là le 10 avril c'est l'Ecole de cirque de Rosny qui fait son show dans le Musée!!!!!

Sinon rien d'autre de très intéressant cette semaine.. plutôt quelques déceptions. Hormis le fait que l'homme de mes rêves ne m'a toujours pas donner signe de vie, Rachid Ouramdame n'a dansé que 5 minutes sur tout son spectacle Loin et le reste du temps il nous a raconté sa vie en slam et en vidéo. boriiiiiing!
Et le même jour (samedi 15 mars), un vernissage un peu mou du genou à Bétonsalon, nouveau centre d'art contemporain très actif et à la programmation très riche soit dit en passant . J'aime beaucoup ce lieu mais n'ai pas été très convaincue par le travail de construction (sponsorisé par Leroy-Merlin) de Sarah Tritz exposé en ce moment. C'était ptetr la faute à la mini "fanfare" qui nous jouait du Goran Bregovic sous codéine à l'entrée... je sais pas lequel des quatre entraînait les autres sur ce rythme incongru, mais pu**** ça donnait juste envie d'aller se jeter dans la Seine. C'est là qu'il s'est mis à pleuvoir d'ailleurs.

Vivement Anna-Teresa de Keersmaeker et Jan Fabre ce week-end à Bruxelles!!!! Tu m'en diras des nouvelles!

12.3.08

Sommes-nous la génération Into the Wild?

... en tout cas moi aussi jpréfère descendre des rapides en canoé plutôt que de travailler.
 Sans pour autant aller crever empoisonnée en Alaska comme Alexander Supertramp.

Morales de l'histoire :
L'idée de "carrière" est un concept du XX è siècle mon vieux. C'est dépassé! Aux chiottes le carriérisme.
Au XXI è siècle on préfère passer des heures à faire des choses qui nous rapportent pas un centime mais qui nous épanouissent tant, genre des blogs ou du cirque. Merci maman...

Mais surtout surtout HAPPINESS ONLY REAL WHEN SHARED (***)

10.3.08

Freeze pariiiiiiiis

http://www.youtube.com/watch?v=qtUNj2BNTsU

Freeze fever. Et il était une fois Loris Gréaud au palais de Tokyo.

Week-end mouvementé..

J' ai participé au Freeze Paris au Trocadéro samedi aprèm. 
Le monde va trop vite, alors peut-on prendre le temps de s'arrêter deux minutes? 
Un millier de personnes qui s'arrêtent au même moment alors qu'elles circulent dans un lieu public... ça donne des frissons. On ne se connaît pas mais on est là pour la même chose. Et mieux que de se retrouver au même endroit pour assister à un concert ou autre, on est avant tout là pour vivre une expérience. 
Et c'est pas si facile de s'arrêter... d'autant qu'ici l'idée est de figer son mouvement, de donner cette impression d'arrêt sur image, ou mieux encore (en tout cas pour les passants témoins de l'évènement) de donner le sentiment de pouvoir suspendre le temps comme dans le film Cashback de Sean Ellis où le pti caissier en profite pour dessiner les clientes du supermarché après avoir relevé leur T-shirt. 
Ouais c'est un peu magique en fait, et puis d'un coup chacun reprend sa route. Au-delà de la symbolique de prendre le temps de s'arrêter (auquel cas je suggère, pour un effet décuplé, un Freeze Gare du Nord un lundi à 8h du mat..), moi j'y vois d'abord une dimension esthétique, chorégraphique. Faire d'une action purement individuelle -le fait de figer son mouvement- un acte collectif puisque réalisé en groupe, c'est très efficace visuellement. Bientôt la vidéo!!


Suite de l'aprèm au Palais de Tok, parce que c'est pas loin et que Loris Gréaud est dans la place.
Il a 30 ans ce salaud, il est français et déjà reconnu en tant qu'artiste contemporain émergent first class all over the world. C'est que s'il a droit à une expo monographique qui se passe sur l'intégralité de l'espace d'expo du palais de Tok (c'est pas tout le monde qui peut se payer ça...), c'est qu'il a déjà exposé au Swiss Institute de New York ya 2 ans, et aussi au Centre Pompidou (Air de Paris ya un an)... 
Il y aurait des rumeurs disant que son papa banquier l'aurait beaucoup aidé à obtenir ces quelques précieux contacts. Bref. Toujours est-il que si Loris aime employer des termes parfois très scientifiques pour ne pas dire totalement abscons, qu'il aime bien porter LA mèche et assortir son blouson à ses chaussures vernies, il est quand même doué le faillot. Et même si souvent on ne comprend pas tout ce qu'il raconte, il a le mérite de donner un peu à rêver, et, en ce qui me concerne, c'est aussi ça que j'attends d'un artiste. 

Cellar Door est une expo qui se lit comme un conte de science-fiction. Tous supports confondus (du vrombissement sonore à l'acrylique sur toile en passant par le courant d'air et le paint-ball), les œuvres semblent avoir toutes leur place dans cette sombre histoire de bulle, la scénographie y étant évidemment pour beaucoup. Cependant ça peut aussi donner l'impression d'un gigantesque fourre-tout multi-références (c'était écrit sur le tableau du Coin des médiateurs, où un schéma représentait les sources de Loris Grégré pour Cellar Door, et ça allait de DeVinci à Robert Wiener, de Lewis Caroll à Philippe Parreno, que des gens hyper cool en plus d'être intelligents en fait). Mais les cartels sont super class... et rien que pour ça ça vaut le coup. 
 Yeah yo*

  

7.3.08

Sweet & Tender Collaborations

Ce soir, lu Mouvement Janvier-Mars 2008 sur les artistes émergents.
On y parle notamment du réseau de collaboration artistique Sweet & Tender, créé en 2007 et réunissant 40 jeunes artistes toutes nationalités confondues œuvrant essentiellement autour de la danse. Ils cherchent des sous pour pouvoir organiser leur rencontre annuelle d'un mois cet été au Performing Arts Forum (PAF). L'objectif de ce réseau est de leur permettre d'établir eux-mêmes, collectivement, les moyens de faire connaître leur travail et celui de leurs acolytes, tout cela dans une dynamique de solidarité artistique.


C'est une ambitieuse et fraîche initiative, et j'en parle aussi parce que mon pote Pieter Ampe (en 4e année de l'école de danse PARTS à Bruxelles) en fait partie, et que j'aime ce qu'il fait!


Go check this my friends : 
http://www.sweetandtender.org/

6.3.08

The Living Dead Boys ou le retour des morts vivants du Lac Léman

Frederic Post & The Living Dead Boys

Concert Do it yourself from Genève... trash arty punko explosif 
au Centre culturel suisse de Paris +

Ou comment mixer avec un négatif de vynil fait maison, par Frederic Post (Dans la vidéo qui passe dans son dos pendant qu'il "mixe", j'adore quand on le voit décoller la colle Miracol durcie dont il a enduit ses vynils, c'est comme quand on s'enlève une croûte séchée une fois que la plaie est cicatrisée...ou une crotte de nez, mais moi j'en ai pas ^_^)



Ou comment faire du grand guignol rock'n'roll en parodiant les mouvances death metal et new wave, par The Living Dead Boys, avec un mégaphone enregistreur à un bras, une tronçonneuse qui sent le gaz, des moulages de crânes dorés, des effets spéciaux dégueu à la sauce tomate, un bassiste boiteux en perfecto, fan de Motorhead, maquillé comme la mort à une kermesse, un guitariste en costard blanc ensanglanté et un chanteur aux déhanchements trés eightiiiiiies, jonglant vaguement avec son micro et escaladant les strapontins en faisant genre qu'il parle anglais... et qu'il sait chanter en faisant trembloter sa voix..oooh yeah. Juste trop cool (une expression dans le vent que je me surprends à utiliser avec beaucoup de plaisir déconvenu°). En plus les paroles sont faciles à retenir, donc au prochain concert je pourrai même passer pour une groupie de la première heure... We-Are-The-Living-Dead-Boys-We-Are-The-Living-Dead-Boys-


En bref une soirée tout à fait extraordinairement rock'n'roll dans un lieu super chic dans le Marèèèèè et suisse en plus.
Ya rien de plus branché ça c'est vrai, certains pourraient même appeler ça du foutage de gueule, mais moi jdis que ça fait du bien!




C'est pas mes potes mais jfais de la pub : 
http://www.myspace.com/thelivingdeadboys

Et programmation de concerts sans précédent au centre culturel Suisse de Paris :
http://www.ccsparis.com/





PS. Romainville j'aime tes tatouages